Je suis putréfaction enflammée, œuvre au noir,
Métaux vils en fusion, vie dévitalisée,
Matière sans souvenirs, sans rêves et sans mémoire.
Je me travaille en alchimiste improvisé.
Mes veines se font les alambics de mes espoirs.
Sur les parois de verre ils laissent une rosée,
Fragile extrait d’extase, féerie distillatoire
Devinée à peine sous les vapeurs diffusées.
La fièvre porte mon sang au point d’ébullition.
Il explose en bulles rouges sur le noir du charbon.
Ma pensée se perd parmi ses propres trésors.
En définitive, l’ascèse devient triomphale.
Au fond du creuset, je cueille quelques gouttes d’or,
Elles tombent sur mes paupières : je vois philosophal.
| Décembre 2008 | ||||||||||
| L | M | M | J | V | S | D | ||||
| 1 | 2 | 3 | 4 | 5 | 6 | 7 | ||||
| 8 | 9 | 10 | 11 | 12 | 13 | 14 | ||||
| 15 | 16 | 17 | 18 | 19 | 20 | 21 | ||||
| 22 | 23 | 24 | 25 | 26 | 27 | 28 | ||||
| 29 | 30 | 31 | ||||||||
|
||||||||||